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Ce site concerne, pour l’instant, la famille Bolard originaire de Routelle (25) et plus particulièrement du Moulin Ringeard.
Le 26 septembre 1696, l’honorable Claude Bolard et son épouse, l’honnête Pierrette née Sergeant habitant Bonneveaux près de Pontarlier, se rendirent à Saint-Vit, à l’étude du notaire royal Jacques Billon pour acquérir un moulin situé sur la Seigneurerie de Routelle et appartenant au révérend sieur maître Claude François d’Heemskerche, prêtre, abbé de Goille, chanoine et Grand Trésorier de l’Eglise Métropolitaine de Besançon, seigneur d’Antorpes, Routelle et Roset-Fluans. L’acte notarié, établi sur parchemin, fait état d’un assenssissement perpétuel. Les époux Bolard s’engageaient à verser annuellement une cense de deux cent cinquante francs, monnaye ancienne de cette province en deux termes à savoir cent vingt-cinq francs à chacun des jours de fête de Saint Jean-Baptiste et à celui de la nativité de Notre Seigneur, ainsi que six chapons gras à fournir le jour de la fête de Saint Thomas.
Ainsi commençait la vie d’une famille de Franche-Comté dont nous avons pu établir la lignée jusqu’à aujourd’hui.
Durant près de trois siècles, les Bolard firent tourner le moulin établi sur un petit cours d’eau, le Ringeard, mais participèrent aussi à l’exploitation des moulins alentours de Benusse, du Pré, de la Froidière et d’Audelange. Dix générations de meuniers et de fariniers dont le dernier qui y consacra toute sa vie , Mathieu né en 1877 et décédé en 1950. Son fils ainé Jean était contraint, quelques années après la disparition de son père, de cesser cette activité, trop petite entreprise, d’autant que le grand moulin d’Avannes venait de s’installer pour collecter les grains à moudre de toute la région.
Nous allons donc retracer en quelques pages l’histoire de cette famille ordinaire ancrée dans cecoin de Franche-Comté alliant les métiers de la mouture en tout genre et l’exploitation d’un petit train de culture aux responsabilités de maires de la commune.
Le chapitre généalogie permettra d’établir la filiation des différentes générations qui se succédèrent au moulin Ringeard en y rapportant les liens établis avec les familles du village et des environs par les mariages.
Pour l’instant , nous n’avons pas retrouvé les traces des ancêtres de cet honorable Claude originaire de Bonnevaux.
Cette partie se termine donc avec les enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants et arrrière-arrière-petits enfants de Mathieu qui forment la douzième génération et sont issus des familles Margelin, Jacques, Jouffroy, Roland et Bolard.
Un chapitre particulier est consacré à la période de 1914-1920, grande guerre à laquelle ont participé Mathieu et son frère Georges qui y laissa sa vie, période aussi sur laquelle nous avons retrouvé quelques lettres qui nous donneront un petit aperçu des préoccupations du moment.
Un autre chapitre est consacré aux documents sur lesquels s’appuie la restitution généalogique de cette famille . Ces documents, parchemins pour les plus anciens, papiers pour la plupart sont , en majeure partie constitués d’actes plus ou moins officiels établissant les partages de biens en succession ou à l’occasion des mariages, rassemblent aussi des courriers, lettres , brouillons de lettres, cartes postales, et autres livrets militaires, dessins de pièces d’artillerie datant de la guerre de 14/18. L’ensemble ayant été retrouvé au dit Moulin Ringeard, dans une caissette et chez une sœur de Mathieu , Marthe.
Puis nous rassemblerons dans une galerie, les photos retrouvées dont les plus anciennes datent du tout début du dernier siècle ainsi que celles plus récentes. |